Après l’attentat de Nice, le pouvoir apparaît désemparé

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« On bascule. Je ne sais pas vers où, mais on y va. » Au plus haut sommet de l’État, depuis l’attentat de Nice, l’ambiance est lourde. On entend parfois des « je ne sais pas » dans la bouche de ceux qui savent toujours. Quoi faire, quoi dire, quoi penser. Certains ministres se disent « désemparés ». Par la violence du choc, par les attaques de la droite, et par la peur que le terrorisme ne convainque une majorité de Français qu’il faut renoncer aux libertés publiques pour mieux le combattre, et que le pouvoir soit incapable de leur prouver le contraire.