Sous le pont de l’Ourcq, des exilés afghans à la rue attendent un hébergement

Par et Sébastien Calvet (photos)

Sous le pont du canal de l’Ourcq, entre Paris et Pantin, environ 70 exilés afghans se réunissent dans l’espoir d’être mis à l’abri. Ils témoignent de conditions d’accueil déplorables, alors que la France s’est engagée à accueillir les personnes « qui sont le plus menacées » tout en mettant en garde contre les « flux migratoires irréguliers ».

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Éclairés par la lumière des quelques réverbères qui parsèment l’endroit, quatre jeunes Afghans se passent un ballon de foot légèrement dégonflé au pied. Il fait nuit, ce mercredi à 22 heures, quand du monde commence à rappliquer sous le pont du canal de l’Ourcq, entre Paris et Pantin. Quelques associatifs d’Utopia 56 et de Solidarité migrants Wilson se réunissent ce soir pour une maraude de nuit dans ce spot où se sont regroupés environ 70 exilés, en grande majorité afghans, d’après Camille, de Solidarité migrants Wilson. Dans la pénombre, plusieurs dizaines d’entre eux sont recroquevillés dans un renfoncement, sous le pont. Quelques-uns sont enveloppés dans des couvertures. Le temps est pourtant doux.