Caisses d'épargne: le gâchis n'épargne ni Sarkozy, ni la puissance publique

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Même s'il a demandé l'éviction de Charles Milhaud de la présidence des Caisses d'épargne, Nicolas Sarkozy affiche un sombre bilan dans la gestion de ce dossier. Au travers de nombreux conseillers, dont Alain Minc, très actif au cours du week-end, ou le secrétaire général adjoint de l'Elysée, François Pérol, il a favorisé la stratégie de l'Ecureuil, consistant à tourner le dos à ses missions d'intérêt général pour avancer vers les marchés financiers à risque. L'entreprise est souvent affublée par des salariés du sobriquet de «Sarkoland». Lire aussi:

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Au premier examen, on pourrait penser que Nicolas Sarkozy sort renforcé de la crise des Caisses d'épargne. Qui pourrait le nier ? Il a, en apparence, magnifiquement géré cette nouvelle crise bancaire. Après l'annonce des 600 millions d'euros de pertes enregistrées sur les marchés financiers par l'établissement, il a su taper immédiatement du poing sur la table et exiger des sanctions.