Au Yémen, «la dynamique de partition est plus que jamais d’actualité »

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Après la chute de la capitale Sanaa en septembre, c’est au tour du palais du président Hadi d’être assiégé par les rebelles houthistes (chiites) d’Ansar Allah. Décryptage avec Laurent Bonnefoy, chercheur au CNRS et spécialiste de la péninsule Arabique.

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Après la chute de la capitale Sanaa en septembre, c’est au tour du palais du président Hadi, élu dans le cadre du processus de dialogue national, d’être assiégé par les rebelles houthistes (chiites) d’Ansar Allah. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé mardi à un arrêt immédiat des combats, se disant « gravement préoccupé par la détérioration de la situation ». Initié au lendemain du processus révolutionnaire engagé en 2011 contre la dictature d’Ali Abdallah Saleh, c’est l’ensemble de la transition politique au Yémen qui est aujourd’hui menacé. Qui sont les Houthistes, et que veulent-ils ? Que pèse Al-Qaïda dans la péninsule Arabique ? Quel est le rôle de l’Arabie saoudite ? Pour comprendre ce qui est en jeu au Yémen, entretien avec Laurent Bonnefoy, chercheur au CNRS et spécialiste de la péninsule Arabique.