L’épineux retour en France des enfants de djihadistes

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Ils ont vécu leurs premières années sur les territoires régis par l’État islamique en Syrie et en Irak. Certains enfants de djihadistes ont regagné la France. Des questions restent en suspens. Comment gérer ces retours et assurer un suivi correct de ces mineurs nés sous les bombes ?

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Ils ont vécu leurs premières années sur les territoires régis par l’État islamique en Syrie et en Irak. Certains enfants de djihadistes ont regagné la France. Des questions restent en suspens. Comment gérer ces retours ? Sont-ils des « bombes à retardement », comme le craint le procureur de la République de Paris, François Molins ? Depuis le mois de mars 2017, une circulaire dicte la conduite à tenir avec ces enfants de l’ombre, de leur arrivée à l’aéroport jusqu'au retour à l’école. Elle prévoit notamment un placement provisoire immédiat et une évaluation médico-psychologique systématique. 450 mineurs se trouvent encore là-bas, une soixantaine est rentrée.