Elysée: enquête au cœur d'un système qui grippe

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Les ennuis s'accumulent et l'Elysée, cette machine si forte hier, paraît incapable de les surmonter et encore moins de les prévoir. Dernier exemple: l'affaire Jean Sarkozy. A mi-mandat, la mécanique élyséenne connaît un méchant coup de mou. Enquête.

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Sur la mauvaise passe actuelle du président de la République, le bon mot appartient incontestablement à François Hollande, l'ancien premier secrétaire du parti socialiste dans le JDD:«Il n'a pas perdu la main. Il a perdu pied.» L'effet d'accumulation est tel qu'il n'est en effet pas nécessaire d'en dresser l'inventaire: depuis cette rentrée le système grippe. Reste à comprendre les raisons du phénomène, du moins à les approcher. Qu'est-ce qui a failli? Le chef de l'Etat lui-même, qui s'épuise ou qui a moins goût à la fonction? Un entourage qui ne fait plus son office? Et pourquoi donc cet équipage, qui, hier, paraissait tellement en avance sur ses adversaires, subit, aujourd'hui, les problèmes davantage qu'il ne les prévoit?