Rachat du Royal Monceau: les circuits offshore d'une affaire hors norme

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Visé par une enquête pour fraude fiscale, l'homme d'affaires Alexandre Allard est soupçonné d'avoir dissimulé au fisc 67 millions de commissions versées par le Qatar lors d'une opération de portage du palace parisien Royal Monceau, avec la complicité de la banque suisse Reyl, qui a hébergé le compte caché de Jérôme Cahuzac. Révélations sur un montage financier hors norme, élaboré entre Guernesey, les îles Vierges et le Luxembourg.

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Il fut, à la fin des années 2000, un patron vedette. Millionnaire du marketing reconverti dans l’immobilier, Alexandre Allard s’est fait connaître en octobre 2008 avec la « démolition party » du palace parisien Royal Monceau, une soirée furieusement décadente où mannequins et people, coupe de champagne et marteau à la main, ont ravagé l’établissement qu’Allard venait – officiellement – d’acheter. Il a ensuite tenté sans succès de transformer un autre fleuron du patrimoine parisien, l’hôtel de la Marine, en temple de l’art et de l’immobilier de luxe.