Affaire Tapie : la Cour d’injustice de la République

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Christine Lagarde a désormais de bonnes chances de bénéficier d'un non-lieu dans l'affaire Tapie, alors que son ancien directeur de cabinet, Stéphane Richard, n'en a pas fini avec la justice, même si les charges pesant sur l'une et l'autre ne sont guère différentes. C'est la scandaleuse raison d'être de la Cour de justice de la République : réserver un traitement de faveur aux anciens ministres qui sont de son ressort.

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S’il faut une preuve nouvelle de l’impérieuse nécessité de supprimer la juridiction d’exception qu’est la Cour de justice de la République (CJR), il suffit d’examiner le rôle pervers qu’elle joue dans le scandale Tapie. Car dans l’instruction de cette affaire, on décèle tous les vices de cette institution, qui a réservé à l’ex-ministre des finances, Christine Lagarde, un statut judiciaire privilégié par rapport à son ex-directeur de cabinet, Stéphane Richard, et qui a conduit ses auditions avec un manque de professionnalisme qui tranche avec la rigueur dont a fait preuve la Brigade financière.