Europe-Ecologie ou la tentative incertaine du parti-réseau

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Lors de ses journées d'été, le rassemblement écologiste a réfléchi sur la forme d'organisation à donner au mouvement à la suite du rassemblement Europe-Ecologie. Si le terme de réseau est employé à toutes les sauces, les débats laissent apparaître de nombreuses difficultés pratiques. Europe-Ecologie est en retard sur sa structuration et n'a pas résolu sa difficile équation financière. Sur le fond, le déficit de légitimité démocratique des nouvelles instances interroge les militants, alors que se profilent des élections régionales où investitures et stratégies d'alliance devraient être fixées par compromis. Dans une période transitoire pour un mouvement en construction, c'est un nouveau rapport à la politique qui tente de s'imaginer, avec de nouvelles cultures de décision.

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Remue-méninges organisationnel pour des écologistes en quête d'avenir. A l'occasion des journées d'été des «Verts et du rassemblement», la question des contours de l'«objet politique non identifié» Europe-Ecologie fait débat. Vendredi, dans une petite salle surchauffée à l'université de Nîmes, un atelier de libre-paroles a permis à Pascal Durand et Patrick Farbiaz, chevilles ouvrières et programmatiques dans l'ombre des «Cohn-Bendit, Bové, Joly and co», d'écouter les interrogations de la base. Dans une ambiance «écolo-anonymes», une soixantaine de militants, auxquels quelques élus comme Michel Bourgain ou Yves Contassot sont venus se mêler, ont raconté et analysé à tour de rôle leur campagne européenne et exprimé leurs attentes comme leurs craintes pour la suite des opérations.