Incendie à Lubrizol: les gens du voyage toujours à la remorque

Par Manuel Sanson et Coline Poiret (Le Poulpe)

Près d’un an après la catastrophe survenue à Rouen, la situation des gens du voyage, installés sur une aire d’accueil située à quelques centaines de mètres de l’usine, n’a pas évolué. Les travaux promis n’ont toujours pas été lancés.

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À droite, la poussière de gravats s’élève vers le ciel au gré du vent léger. À gauche, deux carcasses de voitures, brûlées et désossées, attendent de passer définitivement à trépas. L’entrée du camp des gens du voyage de Petit-Quevilly se dévoile en bordure de la voie maritime, au niveau d’un triste rond-point. Au fond, on distingue quelques personnes. Certaines sont assises autour d’une table protégée par un auvent. D’autres bricolent à côté d’un véhicule, un pneu à la main. Partout autour, l’industrie rouennaise. Et, à quelques encablures, la désormais célèbre usine Lubrizol.