Face aux colères, Macron oppose le relativisme permanent

Par

Un pays « trop négatif sur lui-même », des « Gaulois réfractaires au changement », un manque de « pédagogie », des situations bien pires ailleurs qu’en France… Depuis le début du quinquennat, le président de la République trouve toujours de bonnes raisons aux colères qui s’expriment. Mais elles le concernent rarement.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Jeudi 21 novembre au soir, en écoutant Emmanuel Macron expliquer à des étudiants que notre pays était « trop négatif sur lui-même », un souvenir a surgi : celui d’une femme racontant un jour que l’entreprise dans laquelle elle travaillait était à bout de souffle, que la plupart de ses collègues avaient fait des burn-out, qu’elle craignait que ce ne soit bientôt son tour, tant l’individualisme avait supplanté le collectif, sous l’œil d’un patron qui n’écoutait personne.