Alexandre Guérini à la manœuvre sur les marchés de déchets marseillais

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L'enquête sur les marchés de traitement des déchets ménagers des Bouches-du-Rhône montre comment Alexandre Guérini, patron de plusieurs décharges et frère du président PS du Conseil général, manœuvrait dans les coulisses de l'agglomération marseillaise. Au préjudice de la collectivité. Et lève le voile sur l'imbrication entre monde politique, économique et syndical dans cette gestion des déchets.

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La collecte des déchets à Marseille est un long poème, entre les montagnes d'ordures qui s'accumulent à chaque grève des éboueurs, le système du «fini-parti» qui autorise les salariés à quitter leur travail sitôt leur tâche finie (voire expédiée), et l'incivisme supposé des Marseillais qui ne trient que 25% de leurs déchets (contre 46% au niveau national). L'enquête sur les marchés de traitement des déchets ménagers des Bouches-du-Rhône, dans laquelle Alexandre Guérini, patron de plusieurs décharges et frère du président PS du Conseil général, a été mis en examen et écroué le 1er décembre, lève au passage le voile sur certaines raisons de ces dysfonctionnements. Et montre surtout les liens inextricables qui sont tissés entre monde politique, économique et syndical dans la gestion des déchets de la Communauté urbaine de Marseille Provence Métropole (MPM).