C’était l’un des arguments du gouvernement pour justifier sa nouvelle loi renseignement présentée jeudi dernier : un renforcement de l’arsenal des services de renseignement en échange d’un renforcement du contrôle de leurs activités. « Or, c’est l’inverse : on l’affaiblit », explique à Mediapart Jean-Marie Delarue, président de la commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS), l’autorité administrative indépendante justement chargée de cette tâche.