Voiture de police incendiée: le délit anti-casseurs revient par le quai de Valmy

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Il y a 16 mois, on les accusait de tentative d’homicide sur deux policiers. Aujourd’hui, trois des prévenus du procès de la voiture de police incendiée sont seulement jugés à Paris pour avoir participé à une manifestation ayant dégénéré. Angel, Bryan et Leandro sont au cœur d’une enquête qui, entre pression politique et mécontentement policier, a parfois déraillé.

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Le procès de la voiture de police incendiée devait s’achever ce vendredi. Mais l’avocat d’Antonin Bernanos, Arié Alimi, a obtenu qu’une demi-journée supplémentaire soit consacrée au procès, mercredi prochain. Les avocats des prévenus ont beaucoup à dire sur l’enquête telle qu’elle a été menée, et lui-même ne voulait pas avoir à plaider « à minuit », dans un état de fatigue avancé, alors que son client risque, au vu des réquisitions du procureur, cinq années de prison, dont une avec sursis, pour avoir frappé un policier et permis l’introduction d’un fumigène dans son véhicule, lors d’un rassemblement contre les violences policières.