Ecureuil-Banques pop': mensonge, la commission de déontologie ne s'est pas réunie

Par
Nicolas Sarkozy a déclaré, mardi 24 février, que la nomination du secrétaire général adjoint de l'Elysée à la présidence de la banque unifiée Caisses d'épargne-Banques populaires ne posait pas de «problème» aux yeux de la Commission de déontologie. «La commission de déontologie a eu l'occasion de donner son point de vue», a-t-il dit. Seulement voilà: selon les informations recueillies par Mediapart, la Commission de déontologie ne s'est pas réunie et n'a donc pas donné son point de vue, comme son président l'a confirmé sur RTL, mercredi 25 février.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

A l'évidence, c'est une affaire gravissime. Peut-être est-ce même un tournant dans l'histoire de la République – un tournant berlusconien ou poutinien. Dans l'affaire des Caisses d'épargne et des Banques populaires, Nicolas Sarkozy a décidé de passer en force et d'imposer le secrétaire général adjoint de l'Elysée, François Pérol, à la tête de la banque unifiée qui va voir le jour, le 26 février, sur la base de la fusion des deux établissements, alors qu'une telle nomination est contraire à de nombreuses règles de l'Etat de droit. En particulier, la Commission de déontologie qui aurait dû se réunir en séance plénière pour donner ou non son accord au «pantouflage» de François Pérol n'a pas été convoquée pour se prononcer.