Aux départementales, l’union des droites prend forme dans quelques cantons

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Dans plusieurs cantons à travers la France, des rapprochements s’opèrent entre les candidats du Rassemblement national et de Les Républicains. Les états-majors nationaux poussent des cris d’orfraie et promettent des exclusions.

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Au niveau national, le message se veut clair. « La digue avec le Rassemblement national est infranchissable, clamait récemment Damien Abad, le président du groupe Les Républicains (LR) à l’Assemblée nationale. Elle doit être une muraille de Chine. » Le message n’est visiblement pas passé jusqu’aux fédérations et aux sections LR à travers la France. Les élections départementales et régionales ont donné à voir des rapprochements entre la droite et l’extrême droite.

Dernier exemple en date, mardi en Seine-Saint-Denis. Le candidat titulaire du Rassemblement national (RN) sur le canton de Noisy-le-Grand, Patrice Vella, a appelé à voter pour la maire (LR) de Noisy-le-Grand, Brigitte Marsigny, au second tour des élections départementales. « Les Républicains ont beaucoup d’idées qui se rapprochent des nôtres », a-t-il expliqué au Parisien pour justifier son appel à « faire barrage » à la gauche.