Journaliste au pôle politique, je chronique le second quinquennat d'Emmanuel Macron.
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
En validant sans aucune réserve l’opération menée par Donald Trump au Venezuela, Emmanuel Macron a piétiné tous les principes sur lesquels se fonde historiquement la diplomatie française, en tête desquels l’attachement au droit international.
Le chef de l’État a tenté de se montrer en première ligne, mercredi 31 décembre, lors de ses vœux pour 2026. « Cette année sera utile », a-t-il promis. En France comme à l’étranger, ses marges de manœuvre se réduisent pourtant aussi vite que la fin du quinquennat approche.
Le Parlement a adopté mardi une loi dite « spéciale », qui permet d’enjamber l’absence de budget au 31 décembre. L’exécutif feint de croire qu’un compromis est toujours possible en janvier. En coulisses, tout le monde ne pense plus qu’à l’article 49-3, que le premier ministre pourrait se résoudre à utiliser.
Malgré des dizaines d’auditions et un battage médiatique d’ampleur, la commission parlementaire lancée par Laurent Wauquiez n’a pas pu documenter le prétendu lien entre le mouvement de Jean-Luc Mélenchon et des organisations islamistes. Le rapport final se contente de compiler des accusations déjà connues.
La crise sanitaire de la filière bovine place l’exécutif sous le feu des critiques : impréparation, insincérité, brutalité policière… La signature du traité UE-Mercosur, prévue pour samedi, donne déjà des sueurs froides au gouvernement, qui craint plus que tout une conjonction des colères.
Condamné en appel pour violences, harcèlement et tentative d’agression sexuelle, Laurent Brosse est toujours maire de Conflans-Sainte-Honorine. L’élu Horizons évoque une « affaire privée » qui ne l’a pas rendu inéligible. Localement, le débat agite déjà la campagne des municipales.
Ils ont entre 70 et 85 ans, cumulent près de trois cents ans de mandats mais seront candidats aux élections municipales de mars 2026 : dans l’éternel bastion de droite qu’est le « 92 », la politique se conjugue au passé et s’accorde au masculin.
Un service national « purement militaire » verra le jour à l’été 2026 pour les jeunes majeurs volontaires. Le président de la République a trouvé la ligne directrice de sa fin de mandat : la préparation du pays à la guerre. Une manière de redevenir audible sur la scène intérieure, espère-t-on à l’Élysée.
Le projet de la Commission européenne facilitant l’exportation par le Maroc des produits du Sahara occidental, territoire occupé selon l’ONU, a franchi une nouvelle étape mercredi. À rebours du reste de la gauche, La France insoumise n’a pas pris part au vote, suscitant critiques et incompréhensions.
Le gouvernement a promis de présenter son « nouvel acte » de décentralisation avant la fin de l’année. Mais derrière le consensus apparent, la pauvreté du débat interroge. Décentraliser à quelles fins ? Comment le concilier avec le principe d’égalité républicaine ? Des voix, encore peu audibles, tentent de repolitiser la question.
L’assassinat du frère d’un militant antidrogues à Marseille a remis la lutte contre le narcotrafic au cœur des débats. Hormis l’extrême droite, prompte à la récupération, les forces politiques ont convergé pour dire leur détermination à agir. Passé l’émotion, les propositions nouvelles peinent toutefois à affluer.
Bruno Retailleau a quitté le gouvernement, Boualem Sansal est libre, et l’horizon diplomatique entre Paris et Alger semble s’éclaircir. Côté français, la reprise en main du dossier par Matignon, le ministre de l’intérieur et le patron de la DGSE nourrit l’espoir d’un réchauffement.