L’état d’urgence dans tous ses états

Instauré jusqu’à la fin février, l’état d’urgence donne des pouvoirs exceptionnels à l’administration et aux forces de sécurité. Mediapart fait l’inventaire au jour le jour des emballements, des dérapages et erreurs de ce dispositif qui place le pays hors du droit commun.

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  • Samedi 28 novembre

Livré par Reuters. Bernard Cazeneuve a déclaré assumer « totalement » samedi l'assignation à résidence de 24 militants écologistes jugés susceptibles de manifester violemment à l'occasion de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP21), qui débute dimanche près de Paris. Ces assignations à résidence, décidées dans le cadre de l'état d'urgence instauré après les attentats qui ont fait 130 morts le 13 novembre dernier à Paris et Saint-Denis, ont été critiquées par certains acteurs du monde associatif. « Nous avons assigné 24 personnes parce qu'elles avaient témoigné d'actes violents par le passé à l'occasion de manifestations et qu'elles avaient exprimé le souhait de ne pas respecter les principes de l'état d'urgence », a dit le ministre de l'intérieur lors d'un déplacement à Strasbourg (Bas-Rhin). « J'assume totalement cette fermeté. Ne pas assumer cela devant les Français, c'est être, dans un contexte de menace très élevée, dans une prise de risque que les Français ne toléreraient pas », a-t-il ajouté. Les personnes concernées, « déjà condamnées, pour un certain nombre d'entre elles, pour avoir participé à des manifestations violentes », selon le ministre, sont des « activistes » de la mouvance écologiste, a-t-on précisé dans son entourage.

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