De jeunes migrants dorment dans la rue à Paris

Ces jeunes font les frais d'un vide juridique: pas encore déclarés mineurs, ils ne sont pas pris en charge par l'Aide sociale à l'enfance. N'étant pas majeurs, le Samu social les refuse. État et mairie de Paris, les responsabilités sont imbriquées. 

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Depuis plusieurs semaines, à la nuit tombée, de trente à cent jeunes migrants selon les moments se regroupent devant la Permanence d’accueil et d’orientation des mineurs isolés étrangers (Paomie) de Paris, située au 127 du boulevard de la Villette, à proximité du métro Jaurès, dans l’espoir d’être hébergés. Vingt-cinq places d’hôtel sont mises à disposition pour les plus vulnérables. Les autres dorment à la rue dans les recoins d’immeubles à proximité ou trouvent refuge chez des particuliers. Ils ont l’air de tout jeunes hommes. À peine couverts, les mains serrés dans les poches, ils disent avoir froid ce mardi soir. Venus de Côte d’Ivoire, de Guinée, du Mali, d’Afghanistan ou du Pakistan, entre autres, ils sont arrivés dans la capitale après un long périple, qui les a fait traverser le Maghreb ou le Moyen-Orient. Beaucoup disent vouloir étudier. Mais leur priorité est de survivre : ils ont faim et cherchent un toit pour se protéger des intempéries.

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