Guadeloupe, radiographie d'un mouvement social

Par

En Martinique, les discussions sur d'éventuelles hausses de salaires achoppent toujours. En Guadeloupe, les négociations s'enlisent entre le LKP, le collectif qui a lancé la mobilisation, et le patronat. Le Medef s'oppose toujours à la hausse des salaires de 200 euros réclamée par le LKP. Depuis le mois de décembre, le LKP a installé le rapport de forces tout en restant, pour le moment du moins, un mouvement populaire. Retour sur un mouvement hétéréoclite, inédit par son ampleur mais qui s'inscrit dans la tradition violente des rapports sociaux d'une Guadeloupe encore traumatisée par la colonisation.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

La Guadeloupe est en grève générale depuis 36 jours. Après l'épisode de l'aller-retour d'Yves Jégo, l'envoi de médiateurs venus de métropoles, la rencontre entre le président de la République et les élus ultramarins, l'heure est désormais à la négociation entre le patronat et le LKP, le collectif de 50 associations, syndicats, partis, qui a lancé le mouvement dès décembre. Retour sur l'organisation du LKP, mouvement qui reste très populaire, et sur la violence récurrente du climat social en Guadeloupe.