Europe: Macron, le passif d’une illusion

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Le chef de l’État a construit cette campagne européenne comme un exercice de prestidigitation mettant en scène un duel progressistes-nationalistes. Il tente de faire oublier un bilan quasi inexistant et une image dégradée en Europe. Le président paie également le prix d’une vision archaïque et arrogante de ce que peut être le rôle de la France dans l’Union européenne.

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Le constat est unanime. Jamais depuis au moins vingt ans, une campagne pour les élections européennes n'a été aussi médiocre, dépourvue de débats et d'idées, sans lignes de force, sans enjeux clairement posés et discutés. Les scrutins précédents avaient donné lieu à de fortes confrontations : sécurité, traité de Lisbonne et crise financière mondiale en 2009 ; crise grecque, crise de la zone euro, sortir ou non de l'Union européenne (UE) en 2014. Quant à la campagne de 2004, elle intervenait après le grand élargissement de l'Union et la guerre en Irak.