Samu social: 15 ans et quinze critiques pour le 115

Par
Le 23 novembre 1993, naissait le Samu social. L'«urgence sociale» était ainsi créée par analogie avec l'urgence médicale. «Aller vers ceux qui ne demandent plus rien»: l'objectif était louable et l'est toujours. Pourtant 15 ans plus tard, le dispositif a largement montré ses limites, bien que son président fondateur, Xavier Emmanuelli, refuse de les voir ou de les admettre. Mais d'autres, acteurs de terrains, sans-abri ou chercheurs, parlent et demandent des changements. D'urgence.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

On ne tire pas sur une ambulance, qui plus est sociale. Pourtant quinze ans après sa naissance, le 23 novembre 1993, l'heure du bilan a sonné pour le Samu social, et il se révèle pour le moins mitigé. Non pas parce que le nombre de sans-abri a augmenté depuis le début des années 90: le Samu n'y est pas pour grand-chose. Non pas parce que le personnel qui y travaille serait incompétent ou négligent: tous les observateurs louent leur bonne volonté. Mais parce que c'est la mission même du Samu social qui aurait besoin d'être redéfinie, à Paris tout du moins.