Le procès du Flash-Ball a tourné au procès des violences policières

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Prison avec sursis, interdiction professionnelle et interdiction de porter une arme ont été requises à l’encontre de trois policiers jugés cette semaine à Bobigny pour des tirs de Flash-Ball. Six tirs, six blessés, dont Joachim Gatti qui a perdu son œil. Les victimes ont décidé d’aller bien au-delà de leur cas.

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« Je suis ici pour raconter ce que c’est que de recevoir un tir de Flash-Ball et de perdre son œil. Au-delà de la douleur, c’est aussi être défiguré, perdre son identité visuelle, celle avec laquelle on a un rapport immédiat avec les gens. Il y a quelque chose en vous qu’on tue, c’est une petite mort. » Joachim Gatti se tient bien droit à la barre du tribunal. Le jeune homme a pris la parole, ce mercredi 23 novembre, pour raconter son histoire. Celle qui a brutalement basculé le 8 juillet 2009 au soir, lorsqu’il a reçu un tir de Flash-Ball à Montreuil, lors d’un rassemblement destiné à protester contre la fermeture de la Clinique, un lieu occupé le matin même.