Cyberharcèlement d’une journaliste par des néonazis : le fiasco judiciaire

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Condamné en première instance pour avoir partagé un article qualifiant la journaliste Julie Hainaut – entre autres insultes racistes et sexistes, de « pute à nègres », un néonazi été relaxé ce jeudi 17 décembre pour une erreur de procédure relevant de la prescription.

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Condamné en première instance à six mois de prison avec sursis et 5000 euros de dommages et intérêtspour avoir partagé un article raciste et sexiste visant la journaliste Julie Hainaut, qualifiée entre autres de « Pute à nègres féministe », « hyène terroriste », « trainée », Sylvain C. a été relaxé ce 17 décembre en appel pour une erreur de procédure commise lors de l’instruction. Le « partage » de l’article incriminé relevant d’un réquisitoire supplétif - comme l’instruction n’avait pas réussi à trouver l’auteur de l’article elle s’est rabattu sur le partage de Sylvain C. sans prendre garde aux délais de prescription largement dépassé, note le jugement consulté par Mediapart.