Bettencourt : un procès sous haute tension s'ouvre à Bordeaux

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Le premier procès de l’affaire Bettencourt s’ouvre lundi matin à Bordeaux. Dix personnes, dont l'ancien trésorier de l'UMP Éric Woerth, seront jugées pour des délits allant de l’abus de faiblesse au blanchiment, en passant par l’abus de confiance, la complicité et le recel. De nombreux incidents de procédure sont attendus, certains des prévenus voulant à tout prix éviter les débats publics. Le dossier, lui, est accablant.

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Bordeaux, de notre envoyé spécial.-  Ce devrait être un procès exemplaire, aussi éclairant sur les tréfonds de l’âme humaine que cruel pour certains habitués du grand monde, habitués à évoluer nonchalamment aux confins des affaires et de la politique. C’est aussi une affaire d’État, de celles qui ont terni le mandat élyséen de Nicolas Sarkozy, sur fond de financements politiques occultes et de pressions de l’exécutif sur la justice. Pendant un mois, à partir de lundi, le tribunal correctionnel de Bordeaux va examiner publiquement l’affaire Bettencourt, après bien des vicissitudes, et malgré une guérilla procédurale qui est loin d’être achevée.