Le jazz français discrimine-t-il les musiciens antillais?

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En situation financière alarmante, le trompettiste Franck Nicolas a entamé une grève de la faim pour dénoncer la discrimination dont souffrent, selon lui, les musiciens d’origine antillaise.

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Télérama se penche sur le déséquilibre entre la population des jazzmen d’origine antillaise en France et leur représentation dans les programmations, festivalières notamment. « On me ferme la porte des festivals dans lesquels je pourrais légitimement jouer », dit le trompettiste guadeloupéen Franck Nicolas dont la discographie compte une douzaine de références. « Quand j’envoie un CD à un programmateur, on me rétorque que ce n’est pas du jazz. Les Antillais ne sont crédibles que dans des rôles d’amuseurs, comme Francky Vincent ou La Compagnie créole. Mais la carte postale, y en a marre. »