Aux urgences, la grève s’étend «pour la décence et la dignité»

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Deux cents personnels soignants se sont retrouvés, le 25 mai, à la Bourse du travail à Paris, pour parler de leur mouvement de grève qui s’étend, dans l’indifférence du gouvernement. Une manifestation nationale est prévue à Paris le 6 juin. Les médecins appellent à leur tour à un débrayage.

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C’est une grève qui s’étend à bas bruit, dans l’indifférence du gouvernement. Le mouvement a débuté le 18 mars aux urgences de l’hôpital Saint-Antoine, à Paris. Il avance résolument, gagnant d’abord les vingt-deux des vingt-cinq services de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), puis le reste de la France. Soixante-cinq services d’urgence ont aujourd’hui rejoint l’appel du collectif inter-urgences, et 61 services sont en réflexion sur les 500 services d’urgence des hôpitaux publics.