Le sombre avertissement de l'OFCE

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Le nouveau gouvernement a pris des mesures sociales qui peuvent corriger les excès précédents ou atténuer les effets de la crise. Mais en choisissant de s’inscrire, sans discuter, dans les objectifs et le calendrier irréalistes de réduction de déficit, imposés par l’Europe, le gouvernement condamne l’économie française à une récession prolongée. Sans même avoir l’assurance de réussir.

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« Du social mais pas de sortie de crise. » Dès la première ligne, Eric Heyer, Mathieu Plane et Xavier Timbeau, économistes à l’OFCE, résument en peu de mots l’impression diffuse des premiers pas du gouvernement depuis son installation. (Leur note entière est consultable dans l'onglet Prolonger) À peine nommé, ce dernier s’est en effet empressé de mettre en œuvre les premiers engagements de la fameuse liste des soixante, déclinés tout au long de la campagne présidentielle. Les contrats de génération dès 2013, la hausse symbolique du Smic, la hausse de la prime de rentrée scolaire, la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires, la retraite à 60 ans pour les salariés ayant commencé à travailler tôt, l’encadrement des prix des loyers… En quelques semaines, les premières mesures sont tombées, soit après discussion au Parlement soit par décret.