Dans la tête des flics du Bataclan

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À partir des témoignages de deux commissaires, de la retranscription d’une sonorisation et de divers procès-verbaux, Mediapart reconstitue minute par minute la nuit du 13-Novembre, du point de vue des policiers ayant mis fin à la tuerie du Bataclan.

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21 h 50. Le premier message radio a la forme d’un aveu d’impuissance.  « A priori, au niveau du 41 boulevard Voltaire, on aurait encore des coups de feu, hein... Donc on a des coups de feu de partout… » Paris est attaqué, des terrasses viennent d’être mitraillées dans les Xe et XIe arrondissements et, de l’autre côté du périphérique, des hommes se sont fait exploser aux abords du stade de France. Maintenant, c’est au tour du 50 (et non du 41) boulevard Voltaire d’être pris pour cible. Là où se trouve une salle de concert. Trois minutes plus tard, un nouvel appel à l’état-major de la sécurité publique : « Urgent !!! Des messages courts, s’il vous plaît… Il y a du monde au Bataclan, ça tire à la... » L’homme qui s’exprime à la radio ne termine pas sa phrase, son attention est retenue par autre chose.