Paris plutôt favorable au candidat américain à la Banque mondiale

Par
Le ministre français de l'Economie et des Finances a salué mercredi le profil du candidat américain pour la présidence de la Banque mondiale tout en soulignant que Paris se prononcerait in fine en concertation avec ses partenaires européens.
Cet article est en accès libre. Découvrez notre offre spéciale ! S'abonner

PARIS (Reuters) - Le ministre français de l'Economie et des Finances a salué mercredi le profil du candidat américain pour la présidence de la Banque mondiale tout en soulignant que Paris se prononcerait in fine en concertation avec ses partenaires européens.

"Nous estimons que David Malpass est un bon candidat", a déclaré Bruno Le Maire lors d'une conférence de presse commune avec son homologue américain, Steven Mnuchin, à Bercy.

Mais, a-t-il ajouté, "nous appartenons à l'Union européenne donc il faut qu'il y ait un processus d'évaluation européen avec nos partenaires européens sur cette candidature".

Bruno Le Maire a également souligné deux sujets "qui sont décisifs pour la décision finale de la France et de l'Union européenne", à savoir la lutte contre le changement climatique et le soutien aux pays les plus pauvres.

Présent lors de cette conférence de presse, David Malpass, a assuré qu'il n'infléchirait pas l'engagement de l'institution basée à Washington dans la lutte contre le changement climatique.

"J'anticipe que la Banque mondiale continuera sur sa trajectoire actuelle, qui inclut des prêts liés à la lutte contre le changement climatique", a-t-il dit à la presse.

Actuel sous-secrétaire pour les affaires internationales du département américain du Trésor et adversaire déclaré du multilatéralisme, David Malpass a critiqué à plusieurs reprises la Banque mondiale mais aussi le Fonds monétaire international (FMI), deux institutions "trop intrusives" à son goût.

La proposition américaine doit encore être validée par le conseil d'administration de la Banque mondiale.

Premier actionnaire de la Banque mondiale, les Etats-Unis y détiennent 16% des droits de vote, si bien que leur choix est traditionnellement retenu.

Le président sortant, Jim Yong Kim, a présenté sa démission au début du mois, à trois ans de la fin de son mandat à la tête de l'institution, pour rejoindre le fonds d'investissement Global Infrastructure Partners.

Prolongez la lecture de Mediapart Accès illimité au Journal contribution libre au Club Profitez de notre offre spéciale