Plus de la moitié des ados vivant en bidonvilles sont déscolarisés

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Les 1 800 à 2 000 jeunes de 12 à 18 ans, roms pour la plupart, vivant en habitat précaire sont déscolarisés dans 53 % des cas, selon une étude réalisée par le Collectif pour le droit des enfants roms à l’éducation. Les expulsions à répétition sont le principal frein à l’accès à ce droit pourtant fondamental en France, jusqu’à 16 ans tout du moins.

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Les travaux statistiques s’intéressant aux populations vivant en bidonville sont rares, ceux concernant spécifiquement les enfants encore plus : l’un des intérêts de l’étude publiée mardi 27 septembre par le Collectif pour le droit des enfants roms à l’éducation (CDERE), qui regroupe de multiples associations présentes localement sur le territoire, est de donner à voir des situations invisibles. Réalisée auprès de 161 jeunes résidant dans 34 campements ou squats de novembre 2015 à juillet 2016, elle montre que plus de la moitié (53 %) des mineurs âgés de 12 à 18 ans ne sont pas scolarisés (retrouver l'enquête ici). La plupart de ces 1 800 à 2 000 jeunes (sur une population d’environ 20 000 personnes en France) sont originaires de Roumanie et de Bulgarie et se reconnaissent comme Roms ou désignés comme tels. Ce pourcentage atteint même 67 % si l’on intègre celles et ceux allant irrégulièrement à l’école. Un tel résultat est d’autant plus préoccupant qu’il est obtenu sur des lieux de vie où des bénévoles interviennent, notamment sur la question de l’accès à l’éducation.