Fonctionnaires, assistanat, 35 heures: le président a parlé à la droite

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Jeudi soir, le président-candidat ne s'est adressé qu'à un électorat: le sien. A aucun moment il ne s'est écarté des thèmes fondamentaux de la droite. Une droite loin des centristes.

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«Le débat sur ma candidature sera tranché quelque part entre fin janvier et début février, a dit Nicolas Sarkozy jeudi soir, expliquant vouloir «être président de la République jusqu'à la dernière minute». Une candidature trop tardive? Le chef de l'Etat s'en défend, et brandit les exemples de Mitterrand en 1988 et Chirac en 2002. A la différence de ses prédécesseurs lors de leur conquête d'un deuxième mandat, le président-candidat ne s'est adressé qu'à un seul électorat: le sien. A aucun moment il ne s'est écarté des fondamentaux de la droite. Une droite loin des centristes.
Lutte contre l'«assistanat»
«Assistanat». Le mot a été répété maintes fois par Nicolas Sarkozy. «Moins d'assistanat, plus d'investissement», a-t-il annoncé, fustigeant «ce modèle d'assistanat qui consiste à laisser les gens chez eux». Pour lui, «la stratégie est claire: travail, innovation, formation, investissement».