Laurent Berger, syndicaliste «indigné et réformiste»

Par

François Chérèque quitte la tête de la CFDT ce mercredi et passe le témoin à Laurent Berger, de douze ans son cadet. Venu de la JOC, ce pur produit du militantisme maison se veut plus réformiste que jamais et note que « cela a souvent bien démarré pour la CFDT avec la gauche puis mal fini ». Portrait.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Jour J, ce mercredi 28 novembre, à la Confédération française démocratique du travail. Après dix ans de règne, François Chérèque, le numéro un de la CFDT, premier syndicat de France avec 800 000 adhérents, tire sa révérence, refusant de devenir « Dieu le Père ». À 56 ans, il transmet le témoin, lors d'une assemblée générale consacrée à l'évolution de l'organisation, à son numéro deux, dauphin désigné en mars dernier, Laurent Berger, 44 ans, pur produit du militantisme maison.