Imposé par l'état-major, Guillaume Peltier divise l'UMP tourangelle

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L'état-major de l'UMP a décidé d'imposer son conseiller opinion Guillaume Peltier, ancien du FN et ex-bras droit de Philippe de Villiers, à Tours, pour les législatives. Cette investiture, qui se fait avec la bienveillance du maire PS, déclenche une levée de boucliers d'une partie de l'UMP locale.

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« A Tours, Guillaume Peltier est surnommé Martinon », ironisent ses détracteurs. « Martinon » en référence à Saint-Martin, premier évêque de la ville, mais surtout à David Martinon, l'ex-porte-parole de l'Elysée parachuté à Neuilly pour les municipales de 2008 et rejeté par les militants UMP (voir la vidéo). L'histoire pourrait se répéter. Guillaume Peltier, le « monsieur opinion » de l'UMP (qui sera nommé mercredi secrétaire national en charge des sondages), se cherchait un fief (lire notre portrait), le parti présidentiel vient de lui offrir une investiture pour les législatives dans la première circonscription de Tours (Indre-et-Loire). Mais son adoubement, au détriment de deux élus locaux UMP, déclenche une levée de boucliers.