Le creusement des déficits alimente une vive controverse

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L'Insee a révélé, vendredi 28 mars, que les déficits français avaient atteint 2,7% de la richesse nationale en 2007, contre les 2,4% prévus; la dette publique est aussi en hausse. L'état de ces comptes publics risquent de susciter de fortes tensions entre Paris et Bruxelles mais aussi d'aviver le débat sur un plan de rigueur. Mediapart donne la parole au président (centriste) de la Commission des finances du Sénat, Jean Arthuis, et à l'ancien ministre délégué (PS) aux Affaires européennes, Pierre Moscovici. Lire aussi: A l'Assemblée: "Cessez de taper Tépa".

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Cela risque de devenir le grand débat économique des mois qui viennent : compte tenu du dérapage des finances publiques, quelles doivent être les priorités de la politique économique ? Car le fait est là, désormais incontestable, les déficits français se creusent. C’est l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) qui en a apporté, vendredi 28 mars, la confirmation, en publiant les premiers résultats du compte des administrations publiques pour 2007. Des résultats beaucoup plus sombres que prévu: ils vont donc mettre le gouvernement en difficulté et aviver ce débat qui ne cesse de prendre de l’ampleur depuis les élections municipales autour d’un éventuel plan de rigueur.
Les chiffres publiés par l’Insee sont, de fait, très embarrassants pour le gouvernement. Alors que ce dernier avait pris l’engagement vis-à-vis de Bruxelles de ramener ces déficits publics à au moins 2,4% du produit intérieur brut (PIB) en 2007, le chiffre définitif s’établit à 2,7%. En clair, les déficits publics (qui regroupent les déficits de l’Etat, des collectivités locales et de la protection sociale) se sont élevés l’an passé à 50,3 milliards d’euros, supérieurs de 7,7 milliards d’euros à ce qui était prévu.