NPA : suite et fin ?

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Trois ans après sa création, le Nouveau parti anticapitaliste a perdu plus de la moitié de ses militants et risque une scission après l’appel de plusieurs de ses cadres à voter Mélenchon. Retour sur les raisons d’un échec.

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Le NPA ne tient plus qu’à un fil et ses militants ne peuvent guère le cacher. La publication, la semaine dernière dans Libération, d'une première tribune puis d'une nouvelle, ce jour dans Mediapart (lire ici), de plusieurs cadres appelant à voter Mélenchon, a cristallisé une situation déjà délétère. A un mois de la présidentielle, Philippe Poutou est toujours en campagne, son prédécesseur Olivier Besancenot a pris des congés pour lui prêter main forte, ses partisans espèrent toujours que l’égalité du temps de parole va permettre à « l’ouvrier-candidat » de transgresser les codes médiatiques et d’imposer un discours de rupture. Mais à l’ombre des caméras et des réunions publiques, les militants se déchirent ; le NPA est au bord d’une scission qui signerait définitivement l’échec de ce « pari fou » lancé en 2009 par la défunte Ligue communiste révolutionnaire (LCR).