Les crypto-wars (1/3): le chiffrement dans le viseur du gouvernement français

Depuis quelques mois, plusieurs responsables politiques dénoncent l'usage du chiffrement, qui bloquerait le travail de la justice, et réclament l'installation de « backdoors », de portes dérobées, dans les logiciels. Il s'en est fallu de peu que cette mesure soit votée lors du passage du projet de loi sur la réforme pénale à l'Assemblée. Mais le débat ne fait que débuter. La CNIL met en garde contre des mesures qui pourraient remettre en cause « un élément vital de notre sécurité ».

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Le directeur de la NSA l’a affirmé : les attaques de Paris « ne seraient pas arrivées » sans le chiffrement. « Certaines communications » des terroristes étaient « chiffrées », a expliqué le 18 février dernier Michael Rogers, empêchant ainsi de les détecter « en amont ». Le patron de l’agence de renseignement américaine n’a pas donné plus de détails. Mais ses propos ont eu un fort retentissement en France où, depuis quelques mois, le débat sur le chiffrement fait rage.

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