Reportage à l'«épicerie terroriste» de Tarnac: la libération de Coupat relance la bataille politique

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Ambiance à Tarnac et dans son «magasin général» (photo), alors que Julien Coupat a été libéré ce jeudi vers 17 heures. Ce n'est ni la joie ni la liesse qui dominent, mais la politique. On cherche à marquer sa différence. A ne pas être beau joueur. A ne rien céder, ni à la justice ni, peut-être, à soi-même. Et surtout pas au rouleau compresseur de l’agenda judiciaire. «Nous voulons affirmer le conflit», dit un proche de celui que la justice suspecte d'être le chef des saboteurs de la SNCF.

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Ce matin, à Tarnac, les pompes à essence du Magasin général sont à sec. C’est à cause du beau temps, à cause des débroussailleuses et des tondeuses qui tournent à plein régime. «Ça peut pas durer, rigole Alain, l’un de ceux qui tiennent le bar-épicerie-terroriste du village : l’essence est partie plus vite que le diesel, et le diesel, pour les cocktails Molotov, ça le fait pas !»