Tsipras estime que Mélenchon n’a pas vraiment «envie de gouverner»

Le premier ministre grec justifie sa politique d'austérité et tacle la « posture révolutionnaire » de Jean-Luc Mélenchon.

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Dans un entretien au Point, le premier ministre grec Alexis Tsipras revient sur les raisons qui l’ont conduit à mener un vaste plan d’austérité, aux antipodes de son programme. Il s’y décrit en « Européen responsable » qui a permis à son pays de retrouver une crédibilité sur la scène internationale. « J'étais dans un dilemme permanent entre la protection des plus faibles et la réalité de nos comptes publics. Mais ce qui m'a guidé jusqu'au bout, c'est la crainte d'un Grexit. C'était la ruine assurée pour les plus modestes », explique-t-il. Questionné sur ses liens – quelque peu distendus – avec Jean-Luc Mélenchon, le premier ministre avance avoir découvert que le leader de La France insoumise n’avait pas « véritablement envie de gouverner. Je me suis rendu compte qu'il ne saurait pas très bien quoi faire en cas de victoire. Ce n'est pas une position de gauche. Lorsque vous êtes de gauche, vous devez vous préparer au pouvoir avec un programme en faveur des plus faibles », souligne-t-il avant d'ajouter : « J'ai choisi de me préparer à prendre des responsabilités, de ne pas seulement être heureux dans ma posture révolutionnaire. »