Mineurs étrangers « maltraités », employés sous « pression » : une association accusée de graves dysfonctionnements

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En y repensant, Nourdine* peine encore à croire à ce que lui et d’autres jeunes ont vécu. « Non mais c’est tellement fou… », lâche-t-il en interrompant sa phrase et en détournant le regard, attablé dans un kebab au nord de Paris. À son arrivée en France il y a quelques années, il dormait non loin de là, dans l’un des campements de migrants installés sous les ponts, évacués depuis par les autorités. Après avoir été évalué et reconnu mineur, l’adolescent a été placé sous la protection de l’aide sociale à l’enfance (ASE) et donc sorti de la rue.