Seize mises en examen pour Bernard Squarcini : le crépuscule de l’espion

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L’ex-chef des services secrets intérieurs français a été mis en examen, le 28 juin, pour l’espionnage présumé illégal du futur député François Ruffin (LFI) et de son journal « Fakir » au bénéfice de la multinationale LVMH, dirigée par le milliardaire Bernard Arnault. Un nouveau front judiciaire dans une affaire tentaculaire.

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Le 28 juin dernier, au tribunal judiciaire de Paris, il est presque 19 heures et l’homme qui parle semble avoir tout perdu – ou presque – du maître espion craint et roublard qu’il a incarné pendant près de quatre décennies dans les allées du pouvoir. Au terme de dix heures d’un interrogatoire mené par les juges d’instruction Aude Buresi et Virginie Tilmont, l’ancien chef des services secrets intérieurs français, Bernard Squarcini, tient à conclure la journée par quelques mots qui sonnent comme le début d’un (timide) mea culpa.