Une politique brouillonne mais radicalement antisociale

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Si de Napoléon III à Nicolas Sarkozy, la France vit toujours dans un système de monarchie républicaine, d'autres points communs relient aussi les deux époques: de Napoléon le Petit au petit Nicolas, on constate la même politique économique paradoxale, mélangeant des bouffées de volontarisme et d'autoritarisme à des pulsions ultralibérales. Une grande différence, pourtant: alors que Louis-Napoléon affichait une sensibilité sociale, son lointain héritier incarne une variété mutante du bonapartisme, radicalement antisociale. Parti pris.

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Si «l'exercice solitaire du pouvoir», le recours au «coup d'Etat permanent» sont quelques-uns des traits d'union qui relient Nicolas Sarkozy à Napoléon III, ce ne sont pourtant pas les seuls. Des traits d'union, il y en a de nombreux autres. A commencer par l'économie. Car, de nos jours, l'économie de la France est dominée par un très étrange capitalisme. Une sorte de capitalisme hybride, sans réel équivalent ailleurs dans le monde - l'Italie mise à part -, avec des aspects très libéraux, et puis d'autres aspects pour le moins vieillots.