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Mediapart mer. 28 sept. 2016 28/9/2016 Dernière édition

La perpétuité réelle, une peine de mort à petit feu

29 mars 2016 | Par Michaël Hajdenberg

Après l'Assemblée nationale, le Sénat devrait élargir en ce début de semaine la perpétuité dite « incompressible » aux actes terroristes. Nathalie Kosciusko-Morizet, de son côté, réclame une perpétuité « réelle et effective ». La première est envisageable ; l’autre pas, au nom de la dignité humaine. Mais toutes deux posent la question de l’allongement des peines.

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La pétition rencontre un succès modeste. Moins de 8 000 signataires ont pour l’heure approuvé sur Internet la proposition de Nathalie Kosciusko-Morizet d’instaurer « une peine de perpétuité réelle et effective, sans possibilité de sortie, pour les terroristes ». La députée (LR) de l’Essonne a cependant rencontré un certain écho médiatique, alimenté par la réponse qui lui a été faite par Manuel Valls à l’Assemblée nationale : « Nous n’avons aucun problème à examiner toutes les mesures qui soient efficaces, dans le cadre de notre État de droit, dans le respect évidemment de nos valeurs », a répliqué le premier ministre. « Il faut sans doute que ces condamnations soient encore plus lourdes », a-t-il insisté sur Europe 1. Une telle peine est pourtant contraire à la dignité humaine, selon la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Encore faut-il savoir pourquoi, puisqu’une partie de la classe politique semble l’ignorer. Et que tout le monde ne parle pas de la même chose.

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