A Nantes, des comités autonomes mènent la danse

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L’Université de Loire-Atlantique a vu plusieurs de ses bâtiments occupés ces derniers mois, d’abord par un collectif de soutien aux exilés, puis par les étudiants opposés à la réforme de l’Université. La mobilisation prend de l’ampleur, alors que des liens se tissent avec les cheminots et d’autres secteurs.

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Nantes (Loire-Atlantique), envoyé spécial.– Le bâtiment a beau être sorti de terre il y a quelques années seulement, il n’a pas l’air si neuf. D’abord parce que son architecture n’est guère différente de celle de ses prédécesseurs, ensuite, et surtout, parce que ses murs, couverts de graffitis et d’affiches, ont comme vieilli prématurément. Depuis six semaines, deux amphis du campus Tertre, à Nantes, sont occupés par des étudiants opposés à la loi ORE (sur l’orientation et la réussite des étudiants). Sur les murs, des slogans hostiles à la sélection à l’Université, bien sûr, mais pas seulement : soutien aux exilés, aux accusés du groupe de Tarnac actuellement en procès, dénonciation des violences policières, ou propos plus généraux sur la « misère en milieu étudiant », pour reprendre l’expression situationniste qui a fait florès en 1968.