Grenelle de l’environnement: le logement contraint a minima

Par
L'engagement du Grenelle de l'environnement à rénover l'équilibre thermique des logements existants sera difficile à tenir, notamment en raison de la réticence des pouvoirs publics à adopter des mesures contraignantes. Entretien vidéo avec Marc Jedliczka, expert de l'association negaWatt.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Parmi les sujets qui posent problème alors que vient le temps de la transcription législative des engagements du Grenelle, le logement, plus particulièrement la rénovation des bâtiments existants, figure en bonne place. Mi-avril, plusieurs ONG (WWF, Alliance pour la planète, les Amis de la Terre, le Cler, negaWatt, RAC...) ont dénoncé dans un bel ensemble les insuffisances du «Comop'3» – le comité opérationnel mis en place pour préparer l'application des résolutions du Grenelle sur ce thème – consacré à la rénovation des bâtiments existants (hors logement social). Leur principale critique porte sur la réticence des pouvoirs publics à adopter des mesures contraignantes. Elles craignent qu'en restant au stade de l'incitation, les mesures proposées (sur le plan fiscal notamment) ne compromettent l'engagement de la France à réduire par quatre ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050 (le «facteur 4»). Or, c'est sur la base des conclusions de ce comité opérationnel que seront élaborées les mesures législatives réglementant l'isolation des bâtiments.