Georges Tron, la mauvaise pioche villepiniste

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Le secrétaire d'Etat, accusé d'agression sexuelle et de viol –accusations qu'il nie–, a été contraint dimanche à la démission. De quoi saper l'argument du président, qui estime avoir gagné la bataille de la morale après l'affaire Strauss-Kahn.

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L'arroseur arrosé. En nommant le villepiniste Georges Tron au gouvernement, Nicolas Sarkozy souhaitait affaiblir son rival, Dominique de Villepin. Mauvaise pioche. Le secrétaire d'Etat à la fonction publique, accusé d'agression sexuelle et de viol – accusations qu'il nie – a suscité une vaste polémique qui l'a contraint dimanche midi, à la démission. De quoi saper l'argument de Nicolas Sarkozy, qui se vante d'avoir gagné la bataille de la morale après l'affaire Strauss-Kahn. Georges Tron est le sixième membre du gouvernement en douze mois à devoir démissionner après une mise en cause (Christian Blanc, Alain Joyandet, Eric Woerth, Michèle Alliot-Marie, Brice Hortefeux).