Plus d’Etat dans les banlieues: l’appel de 120 municipalités

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Cent vingt municipalités, réunies au sein de l’association des maires Ville & banlieue, interpellent les candidats à la présidentielle : ce n’est que par un engagement massif de l’État que les quartiers en difficulté pourront relever la tête.

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 « Acquérir le statut d’homme debout exige de pouvoir travailler, d’avoir accès à une éducation et à des services publics de qualité qui favorisent le développement et l’émancipation. » Alors que la course à la primaire bat son plein et à quelques mois de l’élection présidentielle, l’association des maires Ville & banlieue a choisi d’interpeller les différents candidats en lice sur 31 propositions pour « réintégrer dans la République » les quartiers défavorisés. « Avec l’actualité des derniers mois, le sujet de l’urgence sociale qui touche les zones urbaines les plus pauvres est masqué par une stigmatisation outrancière de certaines populations », explique Marc Vuillemot, maire socialiste de La Seyne-sur-Mer (Var) et président de l’organisation. « Ceux qui prétendent au pilotage républicain doivent réaliser que 4,8 millions d’habitants, dont la moitié vivent en dessous du seuil de pauvreté, habitent dans les 1 500 quartiers couverts par la politique de la ville. L’objectif de nos propositions est de mobiliser l’État et ses services, qui sous-estiment ce qui se passe dans les banlieues. »