Sarkozy face à Buisson: le traître et l’inspirateur

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Des affaires, Nicolas Sarkozy en affronte à tour de bras, et réagit toujours en deux temps : il se pose en victime, puis accuse ses accusateurs, présentés comme des menteurs ou des nuls. Avec le livre de Patrick Buisson, la parade sera plus compliquée.

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Au fond, le portrait de Nicolas Sarkozy dressé par l’ancien conseiller Buisson dans La Cause du peuple (édité chez Perrin) n’apporte aucune révélation. Rien qu’on ne sache déjà sur ce faux dur, obsédé par son image, dévoré par l’immédiat, oublieux de ses engagements, envahi par la sphère privée, fanfaron, méprisant avec les hommes et les femmes qu’il promeut… Tout cela a été dit et écrit sous toutes les formes, depuis une vingtaine d’années. Juste après la victoire de 2007, Yasmina Reza, dans L’Aube, le soir ou la nuit (Flammarion) avait déjà présenté le nouveau président comme « un enfant » : un enfant « qui ne veut surtout pas la nuit, surtout pas le silence. Encore moins les pleurs. Rien qui puisse ressembler au temps ».