Guyane: l’inquiétante mue du mouvement de 2017 en milice traquant les «illégaux»

Par

Le soulèvement citoyen progressiste de 2017 en Guyane vire en mouvement violent. Sous l’élan des Grands frères, bras musclé de la mobilisation, une quinzaine d’occupants « illégaux » d’une maison du centre-ville de Cayenne ont été sommés de partir en quelques heures.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Cayenne (Guyane), correspondance.-  Lundi 24 septembre, une des ruelles du centre-ville de Cayenne, la rue Madame Payé, a été le théâtre d’un sombre coup de force : 200 citoyens, selon la presse guyanaise, se sont amassés devant une habitation délabrée afin d’obliger les « squatteurs » à déguerpir.  Deux semaines plus tôt, la même habitation avait déjà fait l'objet d'une attaque en règle .« Une bande individus cagoulés [munis] d’armes blanches », a fait irruption dans le « squat », rapportait alors le procureur Éric Vaillant. « Trois personnes dont une femme enceinte » ont été « légèrement blessées lors de l’agression ».