Changer la vie? Le PS ne sait plus trop comment

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Faut-il mobiliser et mener la bataille idéologique ? Ou jouer profil bas face à une société qui camperait à droite ? C’est la question qui a traversé discours et discussions, lors du congrès du parti socialiste. Au-delà des clivages classiques entre impératif de gestion et nécessité de rupture, le PS recherche un mode d'emploi qui ne le verrait pas jeter par-dessus bord promesses de campagne et grandes réformes de société.

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Mener la bataille idéologique ou accompagner une société droitisée ? C’est la grande question qui a traversé les discours de tribune du congrès socialiste, ce week-end à Toulouse (lire ici notre premier bilan). Et le clivage apparu n'est finalement guère éloigné de l’affrontement « première contre deuxième gauche ». Ce n'est pas vraiment étonnant pour un parti dont les militants sont capables de saluer dans un même record d’applaudimètre deux discours aussi différents que celui de Gérard Filoche, sur la priorité de la question sociale, puis celui de Manuel Valls, sur l’autorité et l’ordre républicain. Au-delà des jeux de rôles traditionnels d'un congrès du PS, les délégués socialistes paraissent partagés sur la vision de la gauche au pouvoir après l’expérience du sarkozysme.